
Par François Dalla Riva, journaliste professionnel honoraire, carte de presse 49272, correspondant du Courrier (quotidien à Genève)

Lundi 26 octobre 2026, une cinquantaine de personnes s’est retrouvée devant le tribunal judiciaire de Vienne (Isère) pour honorer la mémoire de Pengo Bossio Wangi et des autres victimes de l’attentat raciste de Trappes (Yvelines). Élues de Chasse et de Vienne, militants associatifs, politiques et syndicaux sont venus se recueillir.

(© DR/Virginie Masse/Ici Ile de France).
Lundi 26 octobre 2026, il est 19 heures, la nuit vient tout juste de tomber, et des lumignons ont été disposés devant les marches du Palais de justice de Vienne (Isère). Les bougies tracent au sol le prénom de Pengo Bossio Wangi ce jeune sportif de 26 ans assassiné par une personne raciste quatre jours plus tôt.
Vendredi 24 octobre 2026, alors qu’il marchait tranquillement en pleine rue dans les Yvelines, entre les communes de Trappes et La Verrière, Pengo Bossio Wangi a été emporté par les tirs en rafales de Kévin T. Cet attentat terroriste raciste, a bouleversé le pays, a fait aussi cinq blessés, dont Ramatou, 12 ans, et Ahmed, 21 ans, et trois autres personnes.
La cérémonie d’hommage a débuté par une prise de parole de Myriam Thieulent, conseillère municipale LFI de la cité viennoise. Initiatrice de ce rassemblement, elle rappelé les circonstances de ce meurtre terroriste et a appelé à la vigilance et à l’apaisement.
La société civile, plurielle et mobilisée
Des élu.e.s municipaux de Chasse-sur-Rhône (Isère) étaient aussi présentes et ont expliqué les raisons de leur présence
Sonia Doukkali et Magali Petit, adjointes au maire Christophe Bouvier, ont partagé leur émotion, et exprimé leur indignation. Elles ont insisté sur la nécessite de continuer à s’engager contre le racisme et la xénophobie
Sur le côté du temple romain d’Auguste et Livie étaient présent.e.s de nombreux adhérent.e.s d’associations locales comme la Ligue des droits humains (LDH), des militant.e.s politiques de différentes sensibilités de gauche et des représentants syndicaux de la CFDT et de la CGT.

Ces derniers ont souligné que leur deux confédérations, tout comme Sud-Solidaires, étaient engagées depuis longtemps pour la justice et la démocratie et fermement opposées au racisme, à toutes les discriminations, ainsi qu’aux idées d’extrême-droite et aux organisations qui les propagent.
Ce rassemblement pacifique s’est conclu par un antifasciste de circonstance.
Suite au Conseil des ministres du mercredi 28 octobre 2026, Emmanuel Macron, président de la République a annoncé qu’un« hommage national sera rendu » à la victime. Il sera présidé par le Premier ministre Sébastien Lecornu.