
Par Jean-François Cullafroz-Dalla Riva, journaliste professionnel honoraire, carte de presse 49272, correspondant du Courrier (quotidien à Genève)

(© Pierre Nouvelle).
Mardi 28 avril 2026, au crématorium de Beaurepaire (Isère), un ultime hommage a été rendu à Élisabeth Cottet, présidente de la section locale de la Ligue des droits de l’homme de Vienne, décédée quelques jours plus tôt. Modeste retour sur une cérémonie empreinte de simplicité amicale rendu à cette militante dévouée, déterminée et battante jusqu’au bout.

La cérémonie a été très dépouillée, tel que l’avait voulu Élisabeth Cottet. Pas de fleurs ni d’hommage officiel, mais seulement des roses posées une à une sur son cercueil par ses camarades socialistes lors de l’ultime défilé.
Pierre, le maître de cérémonie lui-même fut très sobre, mais cela n’a pas nui, au contraire, au recueillement devant la belle personne que fut Élisabeth Cottet. Quelques vers poétiques ont apporté une touche de beauté supplémentaire, renforcée par la couleur et le cadre des lieux.
Devant le catafalque, une cinquantaine d’ami.e.s est venu se recueillir. La plupart sont des habitants de Vienne (Isère) qui ont milité avec elle, notamment dans les rangs de la section locale du Parti socialiste, dont elle était un membre discret et fidèle.
Justice et démocratie au cœur de son action
C’est avec une volonté soutenue et pérenne qu’elle a adhéré à la Ligue des droits de l’homme (LDH) en 1990, lors de la création de la section viennoise. Un moment décisif où Jean-Marie Le Pen devait tenir meeting dans le département de l’Isère.
Défenseure active de la justice et de la démocratie, elle a présidé aux destinées du groupe local de la LDH pendant un quart de siècle jusqu’au jour ultime le 20 avril 2026. Dans le même temps, elle a œuvré aux côtés de nombreuses organisations humanitaires, d’Amnesty international au Secours populaire français, en particulier.
Lors de ces funérailles, quelques membres de la famille d’Élisabeth Cottet étaient présents parmi ses ami.e.s. Alain Cottet, son cousin germain, venu d’Annecy-le-Vieux (Haute-Savoie), témoigne de la personnalité de sa parente.
Élisabeth Cottet laisse le souvenir d’une battante. D’abord, très jeune au sein des établissements scolaires viennois (école Juiverie puis Michel Servet, et Lycée Galilée), puis à l’Université Lyon 2 où elle a fini son parcours de formation.
Une battante jusqu’au bout
Salariée très déterminée au sein des services de la Mairie de Vienne (Centre communal d’action sociale, puis service urbanisme), elle fut particulièrement attentive au service public à rendre à la population.
Volontairement amicale, sous des aspects parfois stricts au premier abord, elle fut une bonne vivante avec ses collègues, active avec l’amicale des employés.
Élisabeth Cottet était une battante résolue et constante dans ses choix. Elle a affronté un cancer pendant plusieurs années dans rien lâcher de ses engagements.
