1er mai 2026 à Lyon (1) : Un cortège très fourni pour une heure et demie de défilé calme et bon enfant

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La lutte contre l’extrême-droite et pour plus de justice sociale était au cœur de l’appel des organisations syndicales réunies sous la même banderole (© DR/Michel Brocard).

Par Jean-François Cullafroz-Dalla Riva, journaliste professionnel honoraire, carte de presse 49272, correspondant du Courrier (quotidien à Genève).

Des manifestants de tous les âges ont défilé entre le quartier de chic et le centre-ville lyonnais
(© Pierre Nouvelle).

Un peu plus de 10 000 personnes ont défilé en ce matin du 1er mai 2026 à Lyon (Rhône) sous un ciel radieux et avec un chaud soleil. L’unité intersyndicale était remarquable, seule Force ouvrière manquait derrière la banderole de tête siglée CFDT-CGT-FSU-Unsa-Solidaires et CNT. La présence de la jeunesse avec force musiques, chants et danses illustrait la vigueur d’une manifestation où la dimension internationale de jour historique était rappelée.

Transports, hôpitaux, écoles… sont au centre des attentes de la population
(© Pierre Nouvelle).

Voilà deux ans que CFDT et CGT ne s’étaient pas retrouvées ensemble pour manifester. Avec la remise en cause du 1er mai par le gouvernement, relayant les demandes patronales, et avec la montée de l’extrême-droite en France, afficher clairement une dimension intersyndicale unitaire était nécessaire.

Représentant la première confédération syndicale française, Aimé-Richard Lekoa de la CFDT Lyon-Rhône, explique les motivations de la CFDT.

Maud Millier a été récemment réélue lors du congrès départemental du syndicat. Elle souligne que pour la CGT, agir dans l’unité participe de son ADN.

Pour Nicolas Simiot, secrétaire général de l’Union régionale Unsa Auvergne-Rhône, comme pour ses collègues syndicalistes, la démocratie et le danger que représente l’Extrême-droite sont des motivations suffisantes pour manifester dans l’unité.

Les syndicalistes de la Fédération syndicale unitaire (FSU) et notamment du Syndicat national de l’enseignement secondaire (Snes) avaient choisi la danse comme mode d’expression revendicative.

Chez Solidaires, aucun responsable n’a souhaité être filmé, en raison de menaces sérieuses des mouvements d’extrême-droite. pour cette organisation syndicale, les slogans traduisaient une grande détermination face au gouvernement Lecornu, au président Macron et au patronat en général.

La Confédération nationale du travail (CNT) est acceptée depuis quelques années parmi les organisateurs des cortèges syndicaux dans le Rhône. A Lyon, ence 1er mai 2026, les militant.e.s anarchistes ont affiché un profil très jeune et ont défilé sur des musiques rap.

A côté du NPA, de Lutte ouvrière et du PCR, la gauche parlementaire (Europe écologie Les Verts, Parti communiste français, Parti socialiste. L’Après et le mouvement Place publique) affichaient aussi un front commun.

L’Unef, la Jeunesse communiste et la Jeunesse ouvrière chrétienne marquaient avec leur présence l’importance que les jeunes accordent au 1er mai et en particulier aux manifestations face à la montée de l’extrême-droite (© Pierre Nouvelle).

Les organisations syndicales de salariés, chômeurs et retraités avaient rejointes par des mouvements de jeunesse (Unef, Jeunesse ouvrière chrétienne et Mouvement des jeunes communistes de France), et de nombreux partis politiques.

(A suivre)

Notre prochain article :

1er mai 2026 à Lyon (2) : La jeunesse aux accents internationalistes et politiques

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