1er mai 2021 : la culture aux avants-postes revendicatifs à Givors (Rhône)

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Par Jean-François Cullafroz, journaliste professionnel honoraire, carte de presse 49272, correspondant du Courrier (quotidien de Genève)

La Fanfare des pavés a pris le relais du groupe de rap Myro et a donné le ton dynamique de cet après-midi du 1er mai 2021 (© Pierre Nouvelle).

Alors que 3 000 personnes manifestaient le matin entre la place Jean Macé et la place Bellecour à Lyon (Rhône), une centaine de participant.e.s ont prolongé la fête des travailleurs-euses à Givors avec une série de spectacles culturels, plaidant pour la réouverture des musées, théâtre, cinéma… Échos sonores et interviewes.


Comme le matin, dans les rues lyonnaises, la pluie a salué le rendez-vous des artistes qu’ont honoré des élu.e.s de la municipalité givordine (© Pierre Nouvelle).

Place Henri Barbusse, musiciens, chanteurs, comédiens, conteurs se sont relayés durent deux heures et demie sous le kiosque à musique qui borde l’hôtel de ville de Givors, sous la houlette de Gilles Champion, metteur en scène et d’un collectif qui œuvre depuis un mois et demi pour lé réouverture des lieux culturels.

Dans ces prestations artistiques, l’actualité n’était jamais loin, comme dans les sketches de Cécile Bocchietti, alias Lola Tcha tcha Tcha, qui a évoqué la situation de méfiance qu’a engendré les règlementations sécuritaires dans le contexte de pandémie.

Dans le public réunie devant le kiosque à musique, il y avait des syndicalistes (drapeaux FO, chasuble CGT et écharpe CFDT), mais aussi des habitants de la ville et de nombreux intervenants culturels qui ont prolongé à Givors le rassemblement de mars entre l’Hôtel de ville et l’Opéra de Lyon.

Les femmes et syndicalistes étaient bien représentées parmi la population spectatrice de ce rassemblement revendicatif et culturel (© Pierre Nouvelle).

Des élu.e.s de la municipalité qui avait accordé un branchement électrique pour la sonorisation étaient venus en délégation, et quelques militant;e.s politiques (France Insoumise, ensemble, EELV) figuraient discrètement parmi les spectateurs.

Foued Rahmouni, adjoint au maire a expliqué le lien qu’il établissait entre la fête des travailleurs-euses et ce rassemblement culturel.

Un des moments très forts a été l’intervention du groupe lyonnais des masques qui ont choisi le mime et la danse pour illustrer l’ambiance anxiogène dont la population n’a pas encore émergé.

Méfiance envers la maladie, méfiance envers les proches, les voisins, et au bout du compte la chronique d’une mort annoncée (© Pierre Nouvelle).

(à suivre)

Notre prochain article : les acteurs culturels se sont donnés rendez-vous le 15 mai sur la Place Bellecour

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