42e festival de la BD d’Angoulême : la BD vecteur de solidarité

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Par Jean-François Cullafroz, carte de presse honoraire 49 272

Les attentats parisiens des 7-8 et 9 janvier ont donné un coup de projecteur sur la bande dessinée en général et la caricature en particulier. Le 42e festival international de la BD d’Angoulême,a été l’occasion de faire le point sur le rôle de la bande dessinée, des caricatures et dessinateurs dans la société. Partie intégrante de la liberté d’expression et de création, le 9e art est-il un élément indispensable à la démocratie. Les auteurs, artistes à part entière peuvent-ils être acteurs du champ social et développeurs de solidarités ? Points de vue d’Eric Cacheux et Sandrine Lepontois présents à Angoulême. Ces deux universitaires répondent aux questions de François Dalla-Riva.

 

Qu'elle évoque des faits de la vie en société ou soit utilisée pour des actions solidaires, la bande dessinée est un facteur de lien social (© Pierre Nouvelle).

Qu’elle évoque des faits de la vie en société ou soit utilisée pour des actions solidaires, la bande dessinée est un facteur de lien social (© Pierre Nouvelle).

A côte des expositions, des dédicaces très nombreuses et même d’une marche des auteurs défendant leur statut, le 42e festival a aussi été le théâtre de débats. Jeudi 29 janvier, devant un nombre réduit de professionnels, le chapiteau du Marché international des droits et licences accueillait les prestations de deux universitaires Eric Dacheux (CNRS) et Sandrine Lepontois (IUT de Roanne) autour du thème « BD et initiatives solidaires : un enrichissement mutuel ».

On y a parlé de BD racontant des événements sociaux tel le Phalanstère Gaudin en Picardie au 19e siècle, ou l’aventure des salariés de l’horlogerie Lip  à Besançon dans les années 1973-74. Le soutien des milieux coopératifs, notamment bancaires a été souligné.

"Si la BD n'existait pas, il faudrait l'inventer", dit Dominique Wolton dans ce livre très simple à lire et qui a réuni une dizaine de chercheurs  (© Pierre Nouvelle) .

« Si la BD n’existait pas, il faudrait l’inventer », dit Dominique Wolton dans ce livre très simple à lire et qui a réuni une dizaine de chercheurs
(© Pierre Nouvelle)
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La bande dessinée est un vecteur important de lien social, ne serait-ce que par le nombre de personnes qu’elle touche, que ce soit par le biais des albums ou tout simplement dans leurs journaux, quotidiens ou magazines. Et cela quelle que soit la tranche d’âge. La bande dessinée peut aussi aider à faire émerger des solidarités, en France, en Europe comme dans les pays du Sud, et dans les rapports entre le Nord et le Sud.. Eric Dacheux a développé une recherche qu’il a finalisé récemment dans un ouvrage ci=ollectif intitulé Bande dessinée et lien social (CNRS éditions). Il présente à François Dalla-Riva le fruit de son travail.

 

Pour Sandrine Lepontois, professeur en IUT dans la Loire, la BD est véritablement un facteur de lien social.A Nates, la BD a même été au centre d’une Amap culturelle. Les fruits de la culture remplaçant les légumes de l’agriculture et du maraîchage.L’universitaire explique ce rôle méconnu de la BD devant la caméra de François Dalla-Riva.

 Bande dessinée et lien social, sous la direction d’Eric Dacheux (CNRS éditions, 8 €.

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