Université Sorbonne-Paris Nord : des critiques et de vives attentes envers l’Europe lors de la journée de clôture du laboratoire Lasaire (2)

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A la tribune de l’ultime journée-séminaire du laboratoire Lasaire : l’économiste André Gauron, les chefs d’entreprise Jean-Cyril Spinetta et Louis Gallois et les syndicalistes Anne-Marie Grozellier et Pierre Héritier (© Pierre Nouvelle).

Par Jean-François Cullafroz-Dalla Riva, journaliste professionnel honoraire, carte de presse 49272, correspondant du Courrier (quotidien à Genève).

Les communications de grande qualité ont nourri la réflexion des participant.e.s
(© Pierre Nouvelle).

Jeudi 26 mars 2026, au Campus Condorcet de l’Université Sorbonne Paris-Nord se tenait la journée de clôture du laboratoire Lasaire. Cette initiative mettait un point d’orgue à près de quarante années pour ce groupe d’études qui a réuni dans la même démarche syndicalistes, chefs d’entreprises et universitaires. Le matin comme l’après-midi, les questions de l’évolution économique, de la transition écologique et de l’Europe étaient au cœur des débats, avec en filigrane le sujet majeur de l’Intelligence artificielle.

Plus de soixante Cahiers du Laboratoire Lasaire contribueront pour des années encore au débat entre acteurs sociaux et à l’élaboration d’indispensables décisions politiques
(© Pierre Nouvelle).

Cette journée a été suivie par une cinquantaine de personnes sur le thème des nouveaux enjeux et nouveaux défis économiques et sociaux, et la réponse que peut apporter le mouvement social.

De sévères critiques envers l’Europe

Sur le terrain social, le chercheur Udo Rehfeldt, membre de l’IRES (Institut de recherches économiques et sociales), s’est montré très critique sur la politique sociale de la Communauté européenne.

De sévères critiques envers l’Europe

Loin de la volonté exprimée par Jacques Delors, lors de sa présidence de la CEE, les responsables européens mettent en œuvre des politiques régressives comme le projet Omnibus proposé par les élus de droite et d’extrême-droite.

Udo Rehfeldt explique que sous réserve de simplification administrative, ce sont les droits des salariés et des syndicats qui vont être réduits.


Privilégier l’intérêt commun

Du côté patronal, on émet aussi des réserves sur les décisions économiques de la Commission européenne.

Comme son condisciple énarque Louis Gallois, qui est intervenu d’entrée de jeu lors de ce colloque, Jean-Cyril Spinetta, ex-chef d’entreprise estime que des efforts colossaux en matière financière, pour développer les industries de la défense comme dans le domaine du numérique. Pour lui, cela nécessite que les États retrouve le chemin de l’intérêt commun et de la coopération au-delà des volontés particulières.

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