1er mai 2026 à Lyon (2) : La jeunesse aux accents internationalistes et politiques

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« El pueblo unido jamás será vencido », chant des mouvements soutenant le gouvernement chilien de Salvador Allende illustrait l’aspiration à une riposte unitaire face aux menaces de l’extrême-droite (© Pierre Nouvelle).

Revendications salariales face à l’augmentation des profits, attention au contexte international pour réclamer la paix, lutte contre l’extrême droite pour défendre la démocratie, autant d’expressions diverses et complémentaires au sein d’un défilé où la jeunesse érait à l’oeuvre à côté de militant.e.s chevronné.e.s. Jugez-en plutôt !

La présence côte à côte de la CGT et de la CFDT et le contexte politique national ont favorisé une participation plus large de la population lyonnaise à la manifestation du 1er mai 2026
(© DR/Michel Brocard).

Par Jean-François Cullafroz-Dalla Riva, journaliste professionnel honoraire, carte de presse 49272, correspondant du Courrier (quotidien à Genève).


(© Pierre Nouvelle).

Plus de 10 000 personnes ont manifesté unitairement le 1er mai 2026 à Lyon (Rhône), une des 350 villes françaises, où étaient organisés des rassemblements Si les personnes présentes étaient d’âge les plus divers, la part de la jeunesse était notable. 


(© Pierre Nouvelle).

Les jeunes étaient bien présents au sein du cortège manifestant dans les rues de Lyon, entre le quartier populaire de Gerland de Lyon 7e à la presqu’île bourgeoise du 2e arrondissement de la capitale des Gaules.

Elles et ils étaient réuni.e.s sous les bannières de la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC), de l’Unef et du Mouvement des jeunes communistes par exemple, mais aussi portant.les fanions des partis de gauche et d’extrême gauche… Gaël et Héloïse, jeunes étudiants, responsables lyonnais de la JOC, témoignent.

Ces manifestant.e.s soutenaient des causes variées : anticapitalistes, féministes, homosexuelles, internationalistes… C’est aussi par la danse qu’elles et ils avaient choisi d’exprimer leurs attentes… comme ces jeunes réunis sous la bannière de la Fédération syndicale unitaire (FSU).

Née après la répression de manifestation qui demandait la journée de travail de 8 heures à Chicago (États-Unis) en 1886, puis en 1891 à Fourmies (France), la célébration du 1er mai perdure.

Avec en exergue la Journée internationale des droits des travailleurs, un jour férié, chômé et payé qui aujourd’hui encore subit les attaques du gouvernement de droite et du patronat.

Après ce 1er mai 2026 très réussi, et dépassant les pronostics gouvernementaux, la mobilisation syndicale et politique de gauche va continuer à s’inscrire dans le paysage social français.

D’ailleurs reprenant un chant et des slogans nés durant la période de révolte des Gilets jaunes, ces organisations entendent souligner qu’elles seront là face aux atteintes contre la démocratie et les droits sociaux.

(A suivre)

Notre prochain article :

Après le 1er mai 2026 : si le vent continue a souffler la vague montera en 2027…

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