
Par François Dalla-Riva, journaliste professionnel honoraire, carte de presse 49272, correspondant du Courrier (quotidien à Genève).

Mardi 25 février 2025, une délégation du Collectif Aurail rencontrait Frédéric Aguilera, le vice-président chargé des transports pour la région Auvergne-Rhône-Alpes. Un échange nourri qui ne tarit les attentes des populations auralpines et les revendications des vingt associations qui composent ce collectif. Au terme d’une heure d’entretien, les associations ont exposé les demandes qui restent pendantes. Explications.

Le rendez-vous était attendu et en direct, les associations membres du collectif Aurail ont pu expliciter les besoins des populations e différents territoires de la région Auvergne-Rhône-Alpes, des Savoies au département de l’Allier, dont est originaire Frédéric Aguilera.

Au sortir de cette réunion de travail, le collectif Aurail a tenu à mettre en avant les points positifs qui en ressortent et notamment « l’accord de principe donné par Frédéric Aguilera sur les sujets qui nous préoccupent y compris les réouvertures de lignes. » Et dans la foulée, Aurail a affirmé « soutenir la Région dans sa demande de rétablissement de la ligne Intercités Lyon Montluçon/Bordeaux initiée l’an dernier. «
D’autre part, pour le collectif, « la construction d’un nouveau technicentre à Clermont-Ferrand est un signal fort pour les opérations de maintenance du matériel ferroviaire. «

Des points de désaccord…
A côté de ces élements satisfaisants, subsistent de nombreux points de désaccord qu’a souligné la délégation des usagers des trains en Auvergne-Rhône-Alpes.
« Nous regrettons le rejet de principe par l’exécutif régional du Versement mobilité durable car ces recettes nouvelles auraient permis d’inscrire dans le temps les travaux de régénération nécessaires sur nos lignes du quotidien afin de pouvoir répondre aux demandes des usagers et des employeurs en recherche de salariés », souligne notamment Aurail.
Face au « doublement du budget d’investissement ferroviaire » mis en avant par la présidence d’Auvergne-Rhône-Alpes, le collectif d’associations d’usagers se déclare réservé et reste dans l’attente du détail des « petites lignes sauvées » en 2024 ou dans le cadre du Contrat de plan Etat-Région 2025-2027.

comme ici en 2021 à Boën-sur-Lignon, les actions des associations devraient ponctuer le dialogue entamé avec les responsables politiques auralpins (© Pierre Nouvelle).
… et des demandes multiples
Autres demandes ades associations : la communication des chiffrages précis des travaux nécessaires pour mettre fin aux polémiques avec intégration des solutions de ré-emploi sur l’infrastructure, et la publication d’un calendrier prévisionnel de réouverture de nos lignes de desserte fine du territoire (LDFT) tel qu’établi par la Région Auvergne-Rhône-Alpes en tant qu’Autorité organisatrice des mobilités pour la période 2025-2027 et post 2027.
De surcroit, le collectif Aurail souhaite la mise en place du cadencement et l’extension des fréquences et des plages horaires sur tout le réseau TER Aura, et regrette le manque d’anticipation dans l’acquisition des nouvelles rames et attend avec impatience la communication du programme de renouvellement.
Demandant à « être associées à la consultation sur la place du ferroviaire dans le CPER 2025-2027 avec des éléments chiffrés afin de pouvoir comparer les investissements ferroviaires et routiers », les associations d’usagers entendent être informées de la révision des offres de service dans le contexte de l’ouverture à la concurrence (amplitudes horaires et fréquences) sur l’ensemble de la région.

Dans une lettre dressant le bilan de leur entretien avec le vice-président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, les associations ont listé leurs échanges concrets sur une dizaine de lignes.
Nous y reviendrons dans un prochain article.
(à suivre)
Notre prochain article :
TER en Auvergne-Rhône-Alpes (2) : avec Aurail, le récapitulatif des demandes des associations d’usagers