Samedi 21 novembre 2020 : Des milliers dans les rues, pour la liberté d’informer et le droit d’être informé

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Entre 20 000 et 25 000 personnes Place du Trocadéro à Paris, un millier à Rennes, 400 à Bayonne, 300 à Périgueux… une vingtaine de villes de France ont été le théâtre de rassemblements contre la loi Sécurité globale votée au petit matin du 21 novembre 2020 (© J.-Pierre Nouvelle).

Par Jean-François Cullafroz-Dalla Riva, journaliste professionnel honoraire, carte de presse 49272, correspondant du Courrier (quotidien de Genève)


Pour venir au rassemblement parisien autorisé par la préfecture, nous avons été contrôle à trois reprises, malgré nos cartes de presse… (© Pierre Nouvelle).

La place du Trocadéro était noire de monde, comme le matin à Rennes, et l’après-midi dans une vingtaine de villes. Échos de ce rassemblement et interviewes de participants.

En ouverture du rassemblement, les animateurs de l’après-midi, Nicolas Krameyer (Amnesty international) et Aurélie Trouvé (Attac) ont remercié la foule et rappelé l’ampleur de la coordination qui a appelé au mouvement (© J.-F. Cullafroz-Dalla Riva ).

L’intersyndicale des journalistes CFDT-CGT-FO-SNj et la Ligue des droits de l’homme est à l’origine de ce mouvement d’ampleur.

Aussi, ce sont les journalistes qui ont ouvert le flot des interventions qui dureront deux heures. Et tout d’abord, un reporteur localier, salarié du Courrier à Angers : Emmanuel Poupard, Premier secrétaire général du Syndicat national des journalistes (SNJ).

Emmanuel Poupard, au nom de l’Intersyndicale, a rappelé que le rassemblement de ce samedi 21 novembre fait suite à celui du mardi 17 place Édouard Herriot, à côté de l’Assemblée nationale, où débutait l’examen de la proposition de loi Sécurité globale présentée par le groupe LREM (© J.-F. Cullafroz-Dalla Riva ).

La Ligue de droits de l’homme (LDH) maintient la cohésion de cette coordination nationale de plus de 60 organisations : journalistes, réalisateurs, cinéastes, association des droits humains… L’avocat parisien Arié Alimi, membre du bureau national de la LDH est une personne fédératrice au sein de ce mouvement. Dès le début de l’après-midi, il a donné le ton aux manifestants : tous journalistes car ils sont les derniers remparts de la démocratie.

Quatre syndicats de journalistes étaient là et Emmanuel Vire, secrétaire général du SNJ-CGT a rappelé combien cette lutte rejoignait les combats pour la liberté.

Emmanuel Vire, secrétaire général des journalistes CGT n’a pas mâche ses mots J.-F. Cullafroz-Dalla Riva ).
« Liberté, liberté »

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