Pour la liberté d’informer et le droit d’être informé : des milliers dans les rues

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C’est Paris qui a donné le signal de départ avec la conférence de presse des organisations de journalistes CFDT-CGT-FO et SNJ et la Ligue des droits de l’homme à 16 heures ce mardi 17 novembre 2020. Ensuite près de 700 personnes ont convergé place Édouard Herriot près de l’Assemblée nationale (© Kathleen Aubert, pigiste, pour CFDT).

Par Jean-François Cullafroz-Dalla Riva, journaliste professionnel honoraire, carte de presse 49272, correspondant du Courrier (quotidien

La proposition de loi sur la sécurité globale présentée par le groupe LREM, mais travaillé au sein du cabinet du ministre Gérald Darmanin, sous prétexte de protéger l’intégrité des membres des forces de police et de leurs familles. Cette réponse aux pressions des syndicats de police a mis le feu aux poudres chez des professionnels de l’info et de l’image, et chez les militant.e.s en général, habitués à battre le pavé. Petit tour de France d’une colère qui laissera des traces.

Le terme de loi liberticide a été employé à foison, y compris par des représentants d’organismes officiels de défense des droits de l’homme, en France, en Europe et à l’Onu (© Kathleen Aubert, pigiste, pour CFDT).

Plus de 700 personnes à Paris entre 16h et 20h, 700 à Lyon sur les quais du Rhône à partir de 18 heures, 750 à Bordeaux… et d’autres encore à Orléans, Chalon-sur-Saône… à l’appel de quatre organisations syndicales de journalistes (CFDT-CGT-FO-SNJ), de la Ligue de droits de l’homme, et selon les villes de très nombreuses autres organisations (humanitaires, écologistes, libertaires, gilets jaunes…).

A Bordeaux, CFDT-Journalistes et le Club de la presse ont déposé la demande de manifestation à laquelle se sont ralliées une vingtaine d’organisations syndicales et humanitaires (© Richard Hecht, CFDT-Journalistes).

Beaucoup de jeunes dans les rues cet après-midi et ce soir, mais aussi des personnels de santé, des Gilets jaunes. Tous étaient venus manifester pour les libertés publiques en général, autour des journalistes, reporteurs photographes, journalistes-reporteurs d’images, documentaristes…

Un seul motif : dénoncer la proposition de loi du groupe LREM sur la sécurité globale qui interdire de photographier ou filmer des membres des forces de l’ordre, et qui autorise les prises de vue policières par drones…

A Lyon, l’inquiétude des journalistes était rejointe par celles de la population inquiète pour le droit à manifester (© Pierre Nouvelle).

Le débat parlementaire a débuté ce mardi après-midi et devrait durer jusqu’au vendredi 20 novembre au moins. Samedi 21 novembre, des rassemblements sont prévus à Paris (Parvis des droits de l’homme), Rennes, Montpellier, Toulouse, le Mans…

L’humour n’était pas absent de ces rassemblements, même si l’atmosphère était électrique et a pu dégénérer comme à Paris (© Pierre Nouvelle).

(à suivre) :

A Lyon : les raisons du rassemblement pour les libertés

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