
Par Jean-François Cullafroz-Dalla Riva, journaliste professionnel honoraire, carte de presse 49272, correspondant du Courrier (quotidien à Genève).

Dans la salle de spectacles lyonnaise Le Karbone, du jeudi 12 au dimanche 15 mars 2026, cinq comédiennes réunies par la Compagnie de la Lettre G présentent la pièce Les filles aux mains jaunes, d’après un texte de l’auteur dramatique Michel Bellier, et dans une mise en scène de Gilles Champion.

La toile de fond de ce spectacle est la guerre de 1914-18 et le travail des femmes dans les usines d’armement. Le metteur en scène lyonnais a découvert le récit et la pièce au festival d’Avignon en 1979, et depuis il a attendu que les droits de production soient libres, dans la foulée d’une demi-douzaine de troupes professionnelles et amateurs qui s’étaient emparés du texte.
Une question d’actualité…
Lieu d’éducation populaire par excellence, la salle Le Karbone. Installée dans la Maison des jeunes et de la culture de Lyon- Monplaisir, accueille donc pour cinq représentations Les filles aux mains jaunes.
Cette création lyonnaise (la ville de Lyon eût ses usines d’armement pendant la Première guerre mondiale) aborde bien sûr la condition de travail insupportable des femmes. Avec pour corollaire des grèves en 1917 dans toute l’Europe, les révoltes des soldats et les fusillés pour l’exemple, mais aussi les conditions de vie très difficile des familles et la solitude, l’anxiété et la peur des femmes privées de leurs compagnons livrés à la grande boucherie.
… sur la condition des femmes, la guerre et le pacifisme
Cette pièce est à voir absolument. C’est une façon de mettre en perspective le climat de guerre qui inondé le monde, et d’imaginer ce que peut être un positionnement pacifiste.
Gilles Champion, metteur en scène engagé, présente les grands traits de la pièce Les femmes aux mains jaunes.
Les conditions de travail mais aussi de conditions de vie des femmes qui fabriquaient des munitions sont au cœur de la pièce qu’a monté Gilles Champion.
Les filles aux mains jaunes sont incarnées par cinq comédiennes : Aurélie Carré (Julie), Josiane Champion-Magne (Jeanne), Catherine Combe (Guillemette), Lorraine Kapusta (Louise), Margot Vanderhaeghe (Rose).
Le metteur en scène déflore les ressorts de cette pièce.
On les appelait les filles aux mains jaunes en raison de la couleur que laissaient sur leurs membres les produits qu’elles manipulaient.
Au fil de la » grande boucherie » que fut ce conflit mondial, les révoltes virent le jour, notamment en 1917, sur fond de la Révolution russe, avec pour résultats des acquis sociaux sur les salaires, la semaine de travail de cinq jours
Au cœur de mouvements sociaux intenses, il y avait les conditions de travail et de vie des salariées, mais aussi la recherche de la paix.
Gilles Champion, metteur en scène, expose sa détermination.
Les filles aux mains jaunes, Salle Le Karbone, 25 Avenue des Frères Lumière 69008 Lyon (Métro ligne D, arrêt Sans souci,
Les jeudi 12, vendredi 13 et samedi 14 mars 2026 à 20 heures, jeudi 12 à 14h30 (pour les scolaires), samedi 14 à 14h30 et dimanche 15 mars à 16 heures.
Entrée : Plein tarif : 14 € – Tarif réduit : 11 € (Pass senior Région Aura, moins de 16 ans, FNCTA, demandeur d’emploi, étudiant) – Pass Culture jeune : 7 euros pour la représdentation scolaire du 12 mars 14 h30
Réservations sur le site https://www.payasso.fr/cieg/mainsjaunes