(© Pierre Nouvelle).
Par Jean-François Cullafroz-Dalla Riva, journaliste professionnel honoraire, carte de presse 49272, correspondant du Courrier (quotidien à Genève).

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Comme au cinq coins du monde, ils et elles sont passées des ténèbres à la lumière. Pour la vigile de Pâques 2026, à la nuit tombante, réunie sur le parvis de l’église de Condrieu (Rhône), une centaine de personnes est entrée dans l’édifice assombri avec son cierge à la main, derrière le père Maurice Kamano, officiant de cette célébration pour la paroisse Bienheureux Frédéric Ozanam.
Tout débute par l’Exultet, l’acclamation de la bonne nouvelle du relèvement, du réveil de Jésus, son passage de la mort à la vie.
Après sept passages de la Bible hébraïque, entre lecture de la Genèse, de l’Exode, des Prophètes le chant des Psaumes (les Chrétiens sont les héritiers des Juifs, rappelait le pape Jean-Paul II), l’épître de Paul aux Romains, et l’évangile de Matthieu ont préludé l’aspersion de l’eau.

Après sept passages de la Bible hébraïque, entre lecture de la Genèse, de l’Exode, des Prophètes le chant des Psaumes (les Chrétiens sont les héritiers des Juifs, rappelait le pape Jean-Paul II), l’épître de Paul aux Romains et l’évangile de Matthieu ont préludé l’aspersion des fidèles par l’eau pascale.
Pessa’h, Pâque, Pâques : le passage en héritage
Le feu, la lumière, l’eau… autant de signes pour marquer le passage : Pessa’h, la fête juive, est devenue Pâques, la fête chrétienne. Un long héritage !
Le passage de la Mer rouge des Israélites au milieu des flots qui engloutissent l’armée égyptienne. Les flots de la mer, l’eau du Jourdain, dont Jean a baptisé le juif Yeshoua (Jésus), et l’eau du baptême que reçoivent les néophytes dans la nuit de Pâques.
La vie plus forte que la mort
Une vigile pascale où la guerre, les conflits et les difficultés du monde et les persécutions, notamment au Proche-Orient et au Niger, ont été au cœur des prières d’intercession. Afin que la vie soit plus forte que la mort, et l’espérance plus forte que le doute, comme celle de la résurrection du Christ-Messie.
En cette semaine de la Pâque juive avec pain azyme, vin et herbes amères, et la communion, comme la dernière Cène dans la salle du Cénacle à Jérusalem…
Terminons par une salutation du matin de Pâques en langue grecque, celle où furent écrits les évangiles : Christos Anesti, Alithos Anesti ! : Le Christ est ressuscité, Oui il est vraiment ressuscité !
